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Adèle Exarchopoulos ne se remettra jamais du film Obsession... | Vidéo Club
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Key takeaways
Une deuxième collaboration autour de Garance
Adèle Exarchopoulos et Jeanne Herry se retrouvent autour de Garance, leur deuxième collaboration — qu’elles plaisantent d’abord en présentant comme la dernière. Elles reviennent sur Je verrai toujours vos visages, le film de Herry sur la justice restaurative, qui a bouleversé des spectateurs et ouvert des conversations inattendues. Adèle raconte qu’elle ne connaissait pas ce concept avant le tournage ; Jeanne, elle, dit que le film a confirmé sa manière de faire du cinéma.
Un duel de cinéphiles
Leur échange devient ensuite un joyeux duel de cinéphiles. Jeanne défend Les Enfants du paradis comme un chef-d’œuvre, tandis qu’Adèle avoue ne pas l’avoir vu. Elle explique qu’une injonction du type « tu dois absolument regarder ça » lui donne plutôt envie de fuir.
Elles s’enthousiasment aussi pour Incendies, Garde à vue et Un prophète. Adèle raconte qu’elle repassait en boucle une scène d’Un prophète, fascinée par la façon dont Tahar Rahim prononce sa réplique sur les animaux. Les deux parlent également de rôles marquants, de comédies françaises qu’elles connaissent par cœur et de leur envie commune de jouer un jour dans une bonne comédie musicale. Leurs goûts ne coïncident pas toujours : leur discussion sur Licorice Pizza tourne à la petite joute amicale.
Un rêve devenu réalité
Adèle raconte ensuite un rêve devenu réalité : travailler avec Park Chan-wook. Fan depuis l’adolescence, elle se souvient s’être cachée derrière le canapé pour regarder Oldboy. Après avoir reçu le scénario du réalisateur, elle lui en a parlé avec tant de franchise qu’elle a cru avoir raté sa chance — avant qu’il ne lui propose finalement d’attendre une nouvelle version.
Jeanne souligne aussi l’admiration de Gilles Lellouche pour Adèle : il la décrit comme une actrice exceptionnelle, drôle, généreuse et prête à toutes les aventures.
La scène décisive de Je verrai toujours vos visages
Les deux reviennent sur la scène décisive de Je verrai toujours vos visages avec Raphaël Quenard. Comme le film suit les rencontres dans l’ordre, le tournage avançait lui aussi progressivement.
Pour cette scène très attendue, Quenard devait transmettre énormément avec peu de mots. Jeanne lui indiquait notamment de baisser les yeux et de ne pas pleurer trop tôt. Adèle salue la force de son jeu silencieux, d’autant plus marquante chez un acteur réputé pour son aisance à parler.
L’addiction et la solidarité dans Garance
À propos de Garance, Adèle explique que le rôle l’a menée à mieux comprendre l’addiction, au-delà des idées reçues. Selon elle, le film privilégie l’intimité et l’humanité plutôt que le sensationnalisme, et montre une forme de solidarité entre femmes.
Elle est aussi touchée par la relation tendre et patiente au cœur du récit. Parfois, dit-elle, la meilleure façon d’aider quelqu’un qui souffre est simplement de rester près de lui, sans chercher à combler le silence.
Les films qui marquent et qui effraient
Enfin, elles évoquent les films qui les ont marquées ou effrayées. Adèle s’enthousiasme pour Obsession, qu’elle décrit comme une expérience rare : elle riait tout en étant terrifiée, et y voit quelque chose de très singulier malgré ses moyens modestes. Elle cite aussi The Shining et raconte le traumatisme durable que lui a laissé Freddy : sa cousine le lui avait montré trop jeune, et sa mère a fini par la réprimander — mais, plaisante-t-elle, le mal était déjà fait.
Personnalités présentes
- Adèle Exarchopoulos et Jeanne Herry participent à l’entretien.
- Gilles Lellouche apparaît dans un extrait vidéo.
- Raphaël Quenard est évoqué à propos du film, mais ne participe pas à l’entretien.
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